Henri Casgrain (1877 – 1932)

Henri
6 ans

Henri
44 ans

 

Pourtant, en novembre 1911, dans le cadre d’une affaire privée, comme il enquête sur la commune d’Ivry-sur-Seine à l’époque de la malédiction d’Ivry-la-Valétudinaire, une épidémie de grippe foudroyante, il se trouve sur les lieux d’une explosion spectaculaire et, au mépris du danger, fait partie des premières personnes à porter secours aux rescapés. Il devient le héro du jour et reçoit la croix de Chevalier de la Légion d’Honneur.

 

Soudainement, ses anciens détracteurs se transforment en admirateurs empressés et son cabinet se trouve assailli par la petite bourgeoisie parisienne, qui au prétexte de quelque tracasserie à dénouer, se bouscule pour entendre de sa bouche les détails croustillants de l’affaire. On met indulgemment sur le compte de son excentricité ses attitudes irrévérencieuses, et ses indéniables compétences feront le reste : il acquiert rapidement une réputation qui lui assure des revenus confortables et l’obligent, pour faire face à l’activité croissante de son cabinet, à s’adjoindre la collaboration d’un de ses anciens collègues, Daniel Foissac.

 

Depuis  1910, il fréquente Elise Truffaut, une femme de petite vertu qu’il envisage d’épouser. Sur ses conseils, la jeune femme dépose au tribunal civil de Paris une demande de changement de patronyme te deux mois plus tard, on lui accorder de porter le patronyme celui de sa mère défunte. Elise Truffaut devenue Elise Lansay épouse Henri Casgrain en 1912 et lui donnera trois fils.

 

En 1915, il fait l’acquisition d’un confortable appartement rue Ferdinand Duval pour y installer sa petite famille.

En 1914, quand éclate le premier conflit mondial, le ministère de la Guerre le réquisitionne au bureau des opérations, jusqu’au rapatriement de toutes les en 1919. Pendant ces cinq années, la gestion du cabinet sera assurée par son associé.

 

Quand Henri réintègre ses bureaux, les milliers de morts auxquelles il a été confronté ont changé son regard sur le monde. Il n’a plus le cœur à fureter aux quatre coins de la capitale à toute heure du jour ou de la nuit et aspire désormais à une vie simple qui lui permettrait de voir grandir ses enfants.

Il cède son cabinet à  Daniel Foissac et rachète un café rue des Ecouffes qu’il tiendra jusqu’à sa mort en 1932 à l’âge de 55 ans d’une cirrhose du foie, rançon des excès de boissons de toute une vie.

 

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