Scott Mac Adams (1880 – ?)

 

 

Fils unique de William Mac Adams, Lord écossais et riche diplomate britannique, et de Catherine de Plessy-Villeneuve, Scott James Edward Mac Adams nait le 19 janvier 1880 à Londres, au 25 Grosvenor Street, dans  le quartier de Mayfair. Malgré un accouchement difficile, les médecins parviennent à sauver la mère et l’enfant, mais Catherine ne connaîtra plus les joies de la maternité et Scott restera fils unique.

 

En 1884, suite à la nomination de son père à l’ambassade des Indes, le jeune Scott quitte son Angleterre natale à l’âge de 4 ans pour suivre ses parents à Calcutta. Il passe la majorité de son temps entre sa mère et sa gouvernante, Jocelyn Barton et n’a ainsi que peu de contact avec la population autochtone, mais, comme sa mère, il révèle une certaine prédisposition pour les langues en apprenant les rudiments de la langue locale au contact des domestiques.

 

En 1887, face à la montée du Congrès National Indien qui dénonce l’extrême pauvreté du peuple et l’attribue au pillage systématique des ressources de leur pays par les britanniques, William Mac Adams défend la cause indienne, mais se voit refusé le soutien de Lord Dufferin. Indigné, il quitte les Indes et rejoint l’administration de Lord Cromer en Egypte. Il s’installe au Caire avec sa famille où le jeune Scott, alors âgé de 7 ans, découvre l’histoire passionnante de l’Egypte antique à travers les récits des différents égyptologues qui gravitent dans son proche entourage, tels que Percy Newberry ou Gaston Maspero.

 

Sa passion pour les textes anciens naîtra de sa rencontre avec Urbain Bouriant lors de l’inauguration du musée d’Egyptologie au palais de Gizeh. Directeur de l’Ecole Française du Caire et ami de sa mère, Bouriant se prend d’affection pour l’enfant et lui apprend à déchiffrer les hiéroglyphes. La décision de Scott est prise, il deviendra égyptologue.

 

Mais en 1894, au cours d’un rapide séjour à Londres, William contracte une pneumonie qui l’emporte en quelques semaines. Scott Mac Adams se retrouve ainsi brutalement orphelin de père. Sa mère rapatrie le corps en Ecosse, où il sera inhumé dans le caveau familial, et réintègre leur demeure de Mayfair. Hélas, Catherine reste incapable d’accepter la mort de son époux et va progressivement sombrer dans une terrible dépression. Impuissants, les médecins lui conseillent de se rapprocher de sa famille dans le sud de la France, où  elle bénéficiera de l’affection des siens et de la clémence d’un climat plus doux.

 

Scott Mac Adams est terriblement affecté, tant par la mort de son père qu’il perçoit comme une injustice, que par la faiblesse de sa mère qui a perdu toute joie de vivre. Sa foi s’en trouve ébranlée et  l’adolescent, démuni, se referme sur lui-même. Il reporte alors toute son énergie à ses études et sort major du lycée Fermat à Toulouse, avant de s’inscrire à Paris, au collège de France, en philologie et antiquités égyptiennes, conformément à ses projets de jeunesse.

 

C’est à travers les enseignements qui lui sont dispensés qu’il découvre la métaphysique et la psychologie pour lesquelles il se passionne immédiatement. Il se retrouve partagé entre son amour des langues et de la mystique des civilisations disparues, et son désir de décrypter les mécanismes mentaux du cerveau humain, appétence à laquelle la fragilité psychique de sa mère n’est pas étrangère.

 

Incapable de choisir, il quitte le collège de France en 1899 pour s’inscrire conjointement à la faculté de médecine et à la Sorbonne. Son assiduité, sa curiosité et son acharnement lui valent d’obtenir une licence en civilisations antiques et en théologie en 1901 et d’être reçu au concours de l’internat des hôpitaux de Paris en 1903, mais il refuse le poste d’interne qu’on lui propose à la Pitié, pour rejoindre Valentin Magnan à l’asile Sainte-Anne.

 

Il perfectionne à ses côtés ses connaissances en médecine mentale et rencontre Edgar Bérillon qui l’initie à la pratique de l’hypnose, qu’il expérimentera avec succès sur sa mère.

 

A la même époque, il rencontre Pierre Janet, alors directeur du laboratoire de psychologie de la Salpêtrière et professeur au collège de France, avec lequel il se lie d’amitié. En 1906, sa collaboration aux travaux de Janet sur la conscience dans le cadre des névroses psychasthéniques lui permet d’obtenir une chaire de professeur à l’école de psychologie. Parallèlement, Scott Mac Adams ouvre, en 1907, un cabinet de médecin psychologiste, convaincu de l’importance de traiter les patients atteints comme sa mère de langueur. Mais les mentalités ne sont pas prêtes et il ne réussit à traiter dans ce cadre privé qu’une dizaine de patients.

 

C’est au cours du traitement d’une aliénée de Sainte Anne que son chemin croise celui du père Anatole Flamérion, grand exorciste de la Sainte Eglise Catholique. Le prêtre, d’un grand charisme, va véritablement bouleverser sa perception du monde, lui faisant pressentir un univers spirituel au-delà de la perception concrète du monde. Par son intermédiaire, il intégrera le cercle très fermé des experts en occultisme. Il décide alors de recourir aux arts divinatoires et au spiritisme dans le traitement de ses patients et cette nouvelle excentricité sera la raison de son succès. Il s’entoure en quelques mois d’une richissime et superstitieuse patientèle assoiffée de mystère et de divin.

 

Accueilli désormais dans les plus illustres demueres parisiens, Il profite de ses relations pour étudier, de manière plus approfondie et avec un regard totalement nouveau, la théologie et se met à collectionner les livres anciens. Il hante à nouveau les plus prestigieuses bibliothèques, et parvient par ses nombreuses relations, à consulter certains manuscrits anciens de l’archevêché de Paris auxquels il n’avait jusqu’alors jamais eu accès.

 

Et pour ceux qui auront fini la lecture du livre, la fin de la biographie en cliquant sur le lien ci-dessous.

 

 

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